
Je suis née et ai grandi avec le projet d’écovillage de mes parents et leur rêve de « vie simple » : dans un vieux chalet sur une terre en pleine forêt boréale. J’ai senti ce projet dans chaque cellule de mon corps. Mauvaises récoltes, essais ratés, chicanes entre voisins ou confrères et même entre frères, divorces, corps blessés, animaux malades, émotions pas prises en charge, précarité financière… Il y a de quoi craquer même pour les plus solides.
Paraît-il que les craques réparées nous solidifient. Malgré les tempêtes, le projet est toujours là, 36 ans plus tard : 70% d’autosuffisance pour 5 adultes, 3 repas par jour sur toute l’année, sur un terrain résidentiel de 4000 m2. Même le volet collectif existe toujours avec une coopérative d’autosuffisance !
Même en pleine ère capitaliste, la Nature a sa valeur propre qu’on ne peut ni vendre ni acheter. Nous le sentons tous lorsque la connexion est rompue. Nous le sentons aussi (encore mieux même) lorsqu’elle est restaurée. C’est ce qui nous pousse tous à rêver d’une vie paisible avec ses proches dans une cabane dans le bois, nourrie d’échanges réciproques avec une communauté d’entraide. La vie simple, quoi.
Mais la Nature est une coquine. Météo, ravageurs, type de sol, finances, relations humaines, santé, temps, installations… Même quand on arrive à se trouver un coin de terre à cultiver, la fameuse simplicité semble se dérober dès les premiers essais ! Et on est tenté de retourner là où on la connaît : dans le panier d’épicerie plein de tout en toute saison, les déchets évacués sans un regard et le divan toujours accueillant pour notre ventre alourdi. Je comprends ce choix et l’ai moi-même déjà fait.
Les tempêtes servent à nettoyer ce qui n’est plus utile et à mettre le socle en valeur. Par mon accompagnement, je t’offre mes compétences et connaissances acquises à la dure, mes 36 ans de recul et l’énergie de toutes les tempêtes qui sont passées dans mon corps. Je t’offre l’appui de mes craques ressoudées pour créer avec ton terrain un écosystème luxuriant grâce à une relation nourricière réciproque. Parce que c’est avec un enthousiasme toujours frais que je t’emmène sur le sentier que j’ai défriché à la machette et qu’on peut aujourd’hui marcher et continuer de défricher ensemble.
© Le jardin vivrier